Pour un programme d'urgence, multiplicateur de solutions
Publié dans L'Ecologiste, nº 2, hiver 2000 / 2001.
Que faire pour éviter la catastrophe climatique et comment agir de façon préventive ? En 1950, le problème était beaucoup moins ardu qu'aujourd'hui. Comme pratiquement rien n'a été entrepris depuis cette date, la situation a rapidement empiré et offre aujourd'hui moins de prise à l'action. Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus longtemps, il faut agir efficacement et dans les plus brefs délais. Qui plus est, à cause du temps perdu, ces mesures sont à prendre dans le cadre d'un programme d'urgence prévoyant des changements concentrés en une durée inévitablement contraignante. Sinon, toute une série d'effets synergiques et de rétroactions pourraient intervenir.
Nous pourrions un jour nous retrouver avec un Gulf Stream dont le changement du cours aura entraîné un refroidissement du Nord-Ouest de l'Europe. Où encore avec une élévation du niveau de la mer due à la fonte de la calotte glaciaire de l'Ouest de l'Antarctique, ou bien avec une mousson décalée et des famines en Asie du Sud et du Sud-Est, ou enfin avec une désertification de l'Amazonie suivie de terribles conséquences pour l'avenir de la planète. Comme le dit Bill Hare dans Carbon Logic de Greenpeace [1], de telles catastrophes seraient irréversibles à l'échelle de l'histoire humaine. Plus nous retardons le moment d'agir, plus elles risqueront de se produire. Il faut absolument que les gouvernements, les industriels et le grand public entendent ce message.
Toutefois la transition vers des énergies renouvelables, dans la durée prévue par le Carbon Logic de Greenpeace, serait politiquement et économiquement difficile. Les coûts, disent ses auteurs, seront élevés, particulièrement pour le remplacement de l'infrastructure de notre économic basée sur les énergies fossiles. Où allons-nous donc trouver I'argent ? II existe pourtant un certain nombre de sources financières évidentes.
Réformer la Fiscalité
Le système fiscal doit être réformé. Les taxes doivent augmenter exponentiellement sur les activités économiques émettant des gaz à effet de serre. Elles fourniront ainsi l'incitation nécessaire aux entreprises et au public pour opérer les changements appropriés aussi vite que possible. En clair, il faut imposer une taxe sur le carbone qui s'alourdira d'année en année jusqu'à devenir prohibitive. Ce principe pourrait aussi être adopté pour éliminer progressivement toutes les autres activités contribuant au changement climatique, telles que l'abattage des arbres des forêts primaires, la production de produits chimiques chlorés destructeurs de la couche d'ozone et l'utilisation de produits chimiques dans l'agriculture.
En outre, il faudra instaurer une taxe Tobin (du nom de l'économiste et prix Nobel James Tobin) sur les transactions monétaires internationales. Ces transactions sont estimées à 1,3 milliards de dollars par jour. Une taxe de seulement 0,25 pour cent pourrait générer 300 à 400 milliards de dollars par an dans le cas où elle ne réduit pas le volume des transactions, et même alors, la somme collectée resterait très importante. [2]
Réorienter les subventions
Une autre source de fonds colossale pour accompagner la mutation vers des énergies renouvelables pourrait provenir des sommes faramineuses dépensées chaque année pour ce qu'il faut bien appeler la subvention des énergies fossiles et des autres activités responsables du réchauffement planétaire. Selon l'observatoire Alliance to Save Energy, le secteur énergétique des Etats-Unis reçoit des subventions entre 21 et 36 milliards de dollars par an [3]. Comme si cela ne suffisait pas, les infrastructures électriques sont sur le point de bénéficier d'une manne financière, aux frais des contribuables, pour faciliter la déréglementation de l'industrie. Il semble qu'une partie des coûts doive être supportée par les consommateurs et les contribuables.
Or ces dépenses ont été induites par des investissements ruineux tels que les centrales nucléaires, dont on connaît par ailleurs depuis des années les coûts réels, bien supérieurs aux chiffres avancés par l'industrie. Le montant du désendettement, selon Moody's Investor Services, s'élèverait entre 50 et 300 milliards de dollars. Les associations de défense des consommateurs et de l'environnement avancent des chiffres allant jusqu'à 500 milliard de livres. [4]
Au niveau mondial, les subventions accordées à l'industrie des énergies fossiles approchent les 300 milliards de dollars. Selon David Roodman [5], même les pays en voie de développement ont dépensé quelque 65 milliards de dollars en 1991 pour financer le contrôle du prix des énergies fossiles, incluant le kérosène et le diesel, dont les pauvres dépendent de plus en plus pour se chauffer et s'éclairer. De plus, les pays en voie de développement ont alloué 46 milliards de dollars en 1991 aux compagnies productrices d'énergie pour compenser les prix plus bas de l'époque. Les pays de l'Est ont aussi dépensé de 135 a 180 milliards de dollars la même année, soit 10 % de leur PNB pour maintenir les prix des combustibles plus bas que ceux des pays occidentaux. 34 à 39 milliards supplémentaires ont été co nsacrés dans les mêmes pays à subventionner l'électricité.
Les subventions accordées aux énergies fossiles sont en fait beaucoup plus importantes si on prend en compte le coût réel du pétrole en termes de sécurité nationale, c'est-à-dire le coût du maintien de régimes favorables aux intérêts occidentaux dans les régions pétrolifères du globe. Ce coût a été estimé par Edwin Rothschild, de Citizen Action [6], à environ 57 milliards de dollars par an, soit 9,19 dollars par baril du pétrole consommé aux Etats-Unis. Un coût bien sûr beaucoup plus élevé en cas de problème de sécurité majeur, comme à l'époque de l'invasion du Koweït par l'Irak, menaçant l'accès principal des Etats-Unis au pétrole. L'opération « Tempête du Désert » a coûté 60 milliards de dollars [7] pour l 'ensemble des gouvernements participant à l'opération. Si les combustibles fossiles devaient être un jour éliminés, toutes ces subventions pourraient alors être réorientées vers les énergies renouvelables.
Source supplémentaire de fonds pour financer la transition, tout l'argent versé par la Banque mondiale aux pays du Tiers Monde pour financer des centrales utilisant des combustibles fossiles, des projets écologiquement nuisibles comme les barrages, ainsi que des autoroutes qui éventrent des zones forestières. Il en va de même pour d'autres banques multinationales de développement et pour des agences d'aide bilatérale telles que l'ODA en Grande-Bretagne et l'USAID aux Etats-Unis : leur fonction principale n'est pas d'aider les pauvres, mais de subventionner les entreprises anglaises et américaines désireuses de mettre en œuvre des projets d'infrastructures souvent destructeurs dans le Tiers Monde.
Tout aussi essentielle est la réorientation des subventions gouvernementales massives versées à l'industrie nucléaire, en particulier pour la recherche et le développement. Selon Roodman [8], ces subventions se sont élevées à 34 milliards de dollars depuis 1948. Il existe aussi des subventions indirectes : aux Etats-Unis, grâce à la loi Price-Anderson votée en 1959, l'Etat s'est engagé à prendre en charge le paiement des dégâts causés par les accidents nucléaires, les fuites des centres d'enfouissement des déchets et d'autres installations au-delà d'un montant déterminé. Si l'industrie nucléaire devait payer sa propre assurance-risque, cela lui reviendrait a 3 milliards de dollars par an en sus de son fonctionnement ordinaire.
Il est avéré que depuis 1974, les gouvernements de l'OCDE ont investi 247 milliards de dollars en recherche et développement dans le nucléaire, notamment pour les réacteurs conventionnels, les surgénérateurs, et la fission nucléaire. Le soutien gouvernemental à l'énergie nucléaire mondiale contraste fortement avec les aides pour le moins modestes allouées aux énergies renouvelables. Selon Steven Gorelick, cela tient surtout au fait que
« l'énergie nucléaire convient à une économie industrielle à grande échelle alors que les énergies renouvelables decentralisées, comme les chauffe-eau solaires, vont à rebrousse-poil du modèle industriel centralisé » [9].
Mais les industries des énergies fossiles ne sont pas les seules a être subventionnées au niveau mondial. Il en va de même pour l'industrie automobile, vu les sommes colossales depensées par les gouvernements dans la construction d'autoroutes afin de s'adapter aux exigences de base de l'industrie. Selon David Roodman [10], « les gouvernements consacrent aujourd'hui au moins 500 milliards de dollars par an à de telles activités destructrices pour l'environnement », mais il subodore que la somme est en fait bien supérieure. Ce sont là des fonds à réorienter ne serait-ce que dans l'amélioration des transports publics.
Réduire les dépenses militaires
Une autre source de financement pourrait venir des sommes incroyables englouties par l'armement. SeIon Michael Renner [11], les dépenses militaires depuis la deuxieme guerre mondiale se sont élevées de 30 a 35 trillions de dollars. Elles comprennent les coûts de
« la mise au rebut des stocks d'armements obsolètes, la décontamination et la réhabilitation de terres polluées et des équipements utilisés pour produire, tester et entretenir les armements, mais aussi les coûts des destructions et du chaos engendrés par les guerres, les ravages infligés aux récoltes, et enfin le coût de l'assistance humanitaire aux réfugiés et de leur réinstallation. »
Renner estime que si nous prenons tous ces facteurs en compte, le coût total de la guerre Iran/Irak de 1980 à 1988 a dû s'élever à 416 milliards de dollars et celui de la guerre du Golfe de 1991 à 676 milliards de dollars (estimations du budget militaire du Fonds Monétaire Arabe) [12]. Une fois les énergies fossiles abandonnées et la mutation nécessaire vers une économie locale faiblement technicisée accomplie, de telles dépenses se réduiront drastiquement d'elles-mêmes, diminuant par la même occasion les coûts humains, sociaux et écologiques supportés.
Les « coûts » prévisibles
Il est donc patent que ces fonds pourraient être disponibles s'il existait une volonté politique de résister à la puissante opposition issue de vastes pans de l'industrie. Les industriels américains hostiles aux mesures préventives du changement climatique redoutent surtout qu'elles les rendent moins compétitifs. Cependant une étude du World Research Institute (WRI) [13] montre que la plus grande partie du programme, c'est-à-dire l'élimination progressive de tous les combustibles fossiles, n'entamera en rien la compétitivité américaine. Ses arguments sont les suivants :
- Plus des deux tiers du commerce et des investissements américains se font avec d'autres pays industrialisés qui ont généralement des prix plus élevés et qui de toutes façons auront aussi à réduire leurs émissions (si ce n'est de façon plus drastique encore) dans le cadre d'un traité sur le climat.
- Les investissements américains directs à l'étranger dans des secteurs très énergivores ne se font pas dans des pays en voie de développement aux faibles coûts énergétiques, mais plutôt dans des pays industrialisés où l'énergie coûte plus cher.
- Parmi les industries qui produisent des biens commercialisables, moins de 2 % des emplois se trouvent dans des secteurs énergivores. Les dépenses énergétiques constituent une fraction infime de la valeur de la plupart des biens et services. Plus de 80 % de la production et plus de 90 % des emplois dans la production de biens commercialisables concernent des secteurs où les dépenses énergétiques représentent 3 % du chiffre d'affaires [14].
En outre, les réformes énergétiques dans les pays en voie de développement sont porteuses de perspectives encourageantes en matière d'échange et d'investissement pour les firmes américaines, qui pourront ainsi fournir des sources énergétiques plus propres et plus rentables. Selon Brent Blackwelder, directeur des Amis de la Terre [15] aux Etats-Unis, les Etats-Unis ne perdront pas leur compétitivité, bien au contraire :
« lorsque les Etats-Unis donnent l'exemple, ils ont tendance a entraîner les autres dans leur sillage. Si nous fondons notre économie sur le solaire, la Chine suivra le mouvement. »
En contrepartie, les pays et les firmes qui s'en tiennent au status quo doivent comprendre qu'elles sont dans une impasse. Si les compagnies productrices d'énergies fossiles n'investissent pas dans les énergies renouvelables dès maintenant, et ce sur une très vaste échelle, elles ne seront plus compétitives en comparaison des autres, particulièrement en Europe, où elles sont déjà engagées sur la voie des énergies renouvelables. Mieux, à moins que les firmes opposées aujourd'hui à toute initiative révisent leur politique, elles subiront le poids de dépenses ruineuses dues à l'aggravation de la déstabilisation climatique. Si elles ne se reconvertissent pas, c'est à leurs risques et périls.
En réalité, la plupart des défis à relever ne sont pas techniquement insurmontables. Les Etats-Unis ont été un des pays techniquement les plus avancés et novateurs, et il est donc absurde de prétendre que les Américains ne peuvent employer leurs talents pour combattre le changement climatique.
Création d'emplois
Les industriels affirment également que cela provoquerait une énorme augmentation du chômage. Cela n'a rien d'inéluctable. Aux Etats-Unis, les études montrent que la réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2010 de 10 % seulement au-dessous des niveaux de 1990 (par l'expansion des transports en commun, le développement rapide des énergies renouvelables et l'augmentation des rendements énergétiques) créerait 773 000 nouveaux emplois et ferait économiser aux ménages 530 dollars par an sur leur facture d'énergie [16].
Une étude effectuée pour la European Foundation for the Improvement of Living and Working Conditions a montré que l'adoption des meilleures techniques d'économie de l'énergie pourrait créer 500 000 emplois dans l'Union européenne. Une étude réalisée par les Amis de la Terre en Grande-Bretagne estime à 130 000 le nombre d'emplois qu'engendrerait une réduction du trafic routier par passager de 10 % par rapport aux niveaux de 1990 et la reconversion au transport public et à la bicyclette [18]. Une étude de l'Union européenne [17] évalue à plus de 500 000 les emplois créés par un accroissement de 35,6 % du transport ferroviaire par passager d'ici à 2010 et la diminution correspondante du transport routier par passager de 21,4 % [19].
Des économistes du gouvernement belge estiment que la taxe sur l'énergie initialement proposée par l'Union européenne (10 livres par baril) créerait 700 000 emplois dans les Etats membres de l'Europe les plus importants [20]. Une étude de SAFE Alliance montre aussi qu'en Grande-Bretagne, après la reconversion d'une ferme utilisant des produits chimiques à l'agriculture biologique (reconversion indispensable pour protéger les sols qui absorbent du carbone et pour éliminer les oxydes d'azote), cette ferme a connu une augmentation de 60 % du travail familial non rémunéré, de 80 % du travail à temps plein, de 100 % du travail à temps partiel, et de 550 % du travail occasionnel.
Une nouvelle orientation économique : le réel multiplicateur de solutions
Cette augmentation des emplois est cependant impossible dans une économie mondialisée dominée par des firmes transnationales très automatisées donnant priorité aux économies d'échelle : leur compétitivité ruine les petites entreprises, mis à part les sous-traitants tenus sous leur coupe. Dans une telle économie, les taux de chômage sont intolérablement élevés. Selon l'Institute for Policy Studies de Washington, les 200 plus grandes firmes transnationales contrôlent 28 % de l'économie mondiale et représentent seulement 1 % des emplois [23]. La masse des emplois, aux Etats-Unis et dans le monde, est assurée par des petites et moyennes entreprises : ce qui signifie qu'avec la mondialisation, le chômage ne pourra que s'aggraver.
Dans la Chine de la fin des années 1970, il avait été décidé de créer de nombreuses petites entreprises pour endiguer l'exode rural, effet inévitable de la mondialisation. En 1991, 19 millions de ces petites entreprises une fois sur pied offraient 112 millions de nouveaux emplois [24]. II paraît toutefois peu probable qu'elles résistent à la concurrence mondialisée sauf à être fortement subventionnées, comme l'ont été les petites exploitation agricoles et le commerce de proximité jusqu'il y a peu au Japon.
C'est en effet dans les régions rurales les plus peuplées des pays du Tiers Monde tels que la Chine et l'Inde que le chômage va frapper le plus durement. Dans un pays comme l'Inde par exemple, au moins 600 millions de personnes vivent de la terre - petits paysans, petits commerçants, marchands ambulants et artisans. Aucun n'a d'avenir avec l'industrialisation du pays : un grand nombre d'entre eux devront s'exiler dans les bidonvilles des conurbations les plus proches où le chômage atteint 20 à 30 %.
Pour procurer aux habitants de la planète des moyens d'existence dignes de ce nom, nous ne pouvons faire autrement que prendre une direction différente et nous orienter vers une économie composée de petites et moyennes entreprises faiblement technicisées, alimentant des marchés principalement locaux, régionaux et nationaux, au lieu de soutenir une économie dominée par des multinationales taillées pour un marché mondial. Autrement dit, nous devons nous engager dans la voie de la relocalisation de l'économie. C'est aussi dans cette direction que notre société doit avancer pour restabiliser le climat, étant donné que la mondialisation accroît les émissions de gaz à effet de serre de bien des façons.
En effet, nous devons changer de voie pour réduire la destruction actuelle encore inégalée de notre environnement. Car au rythme auquel nous abattons actuellement les forêts, asséchons les marais, laissons dépérir les coraux, tassons, érodons, salinisons, désertifions, goudronnons les terres agricoles et polluons les rivières, les océans, la nourriture, l'eau et l'air, nous rendrons rapidement cette planète inhabitable, même sans changement climatique.
Nous devons prendre cette voie nouvelle aussi parce que seule une économie locale peut fournir une infrastructure économique convenant à ces filets de sécurité que sont les familles et les communautés. C'est d'autant plus indispensable que nous ne pouvons plus compter sur la sécurité de l'emploi et l'Etat-providence. La vie ne peut reprendre un sens qu'au sein de familles et de communautés où les modèles culturels ont traditionnellement assuré la cohésion des sociétés. Cela nous sauverait de l'effroyable nihilisme actuel propice au crime, à la délinquance et au désespoir.
Finalement c'est uniquement de cette façon que seront établies les conditions d'une démocratie réelle. Car c'est seulement au niveau de la communauté que les personnes peuvent faire entendre leur voix et appliquer leurs conceptions. L'autre voie signifie toujours plus de croissance sous le joug corporatiste au prix du sacrifice d'impératifs humains, sociaux et écologiques sur l'autel des intérêts financiers des grandes entreprises. Dans un tel monde, il n'y a pas d'espoir pour l'humanité ni pour la vie elle-même.
L'adoption du programme requis pour rééquilibrer le climat n'induira donc pas de coûts supplémentaires, puisqu'il s'avère déjà indispensable pour résoudre la plupart des problèmes majeurs d'aujourd'hui, insolubles sans cela.
Notes
| 1. | Bill Hare, Fossil Fuels and Climate Protection - The Carbon Logic. Greenpeace. |
| 2. | Declaration. World Energy Movement, Brookline, Mass; novembre 1988 p.9. |
| 3. | Alliance to save energy, federal energy subsidies: Energy, Environment and Fiscal Impacts, cité dans M. Shelby, R. Shackleton, M. Shealy and A. Christofaro, The Climate Change Implications of Eliminating US Energy (and related) subsidies. 1994 p.4. Cité dans Steven Gorelick et al, Small is beautiful, Big is subsidised, p.24 (voir infra). |
| 4. | Gil Friend, « Stranded Assets, why can't you find a capitalist around when you need one? The new bottom line ». The Strategic Perspectives on Business and environment, vol 6 nº 17, 1997. |
| 5. | D. M. Roodman, Paying the piper : subsidies, politics and the environment. Worldwatch Paper nº 133. Voir www.worldwatch.org. |
| 6. | E. S. Rothschild, « Oil Imports, Taxpayers subsidies and the Petroleum Industry ». Citizen Action, mai 1995, Washington DC, p.9-11. Cité dans Small is beautiful, Big is subsidised, ISEC ; voir infra. |
| 7. | S Gorelick, Small is beautiful, Big is subsidised, ISEC, 1998. La traduction de ce dossier a été publiée sur plusieurs numéros de Silence à partir du nº 252, janvier 2000. |
| 8. | Op.cit. 7, p.48. |
| 9. | Op.cit. 7, p.9. |
| 10. | Op.cit. 7, p.6. |
| 11. | Michael Renner, Budgeting for disarmament. World Watch paper 112, p.10. |
| 12. | Ibid, p.11. |





